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Le KYC à la création d’une société au Luxembourg

Publié le 10 octobre 2026 · Mis à jour le 10 octobre 2026

En bref

Le KYC à la création d’une société au Luxembourg oblige la banque, le notaire et le domiciliataire, selon la loi du 12 novembre 2004, à identifier le client et ses bénéficiaires effectifs, à comprendre l’objet de la relation et, si nécessaire, l’origine des fonds. Ils demandent donc pièces d’identité, organigramme, description de l’activité et justificatifs du capital.

Définition

Le KYC (know your customer) désigne les mesures de vigilance qu’un professionnel soumis à la législation anti-blanchiment applique à son client : identifier et vérifier son identité, identifier ses bénéficiaires effectifs, comprendre la nature de la relation et surveiller celle-ci dans la durée.

Le cadre légal en bref

Texte
Loi modifiée du 12 novembre 2004
Professionnels soumis
Banques, notaires, domiciliataires, avocats et autres
Bénéficiaire effectif
Plus de 25 % du capital ou des votes
Origine des fonds
Vérifiée si nécessaire

Qui demande quoi

InterlocuteurCe qu’il demande en généralPourquoi
BanqueIdentité et domicile de chaque associé, dirigeant et bénéficiaire effectif ; plan d’affaires ; origine des fonds et du patrimoine ; résidence fiscaleOuvrir un compte et accepter des flux dont elle comprend la provenance et la destination
NotaireIdentité des comparants, procurations, documents des associés personnes morales, éléments sur le capitalRecevoir un acte authentique après vérification de l’identité et de la capacité des parties
DomiciliataireIdentité des associés et dirigeants, bénéficiaires effectifs, activité, origine des fonds selon le profilFournir un siège à une société dont il doit connaître les bénéficiaires et l’activité
Avocat, comptable autoriséIdentité du client et des bénéficiaires effectifs, nature de la missionAppliquer leurs propres obligations professionnelles de vigilance

Chaque professionnel applique sa propre procédure et son appréciation du risque : les pièces exactes et leur format varient.

Préparer son dossier KYC

  1. 1

    Dresser l’organigramme

    De la société à créer jusqu’aux personnes physiques, avec les pourcentages de capital et de droits de vote à chaque niveau.

    Vous, avec nous
  2. 2

    Réunir les pièces d’identité

    Passeport ou carte d’identité et justificatif de domicile récent pour chaque associé, dirigeant et bénéficiaire effectif.

    Associés et dirigeants
  3. 3

    Documenter l’origine des fonds

    Relevé du compte d’où vient l’argent et pièce qui explique sa provenance : épargne sur salaires, vente d’un bien, dividendes, donation.

    Associés
  4. 4

    Décrire l’activité

    Clients, fournisseurs, pays concernés, flux attendus. Un projet clair réduit les questions.

    Vous
  5. 5

    Répondre de façon cohérente

    Les mêmes informations sont transmises à chaque interlocuteur : une contradiction entre deux dossiers suscite des demandes supplémentaires.

    Vous, avec nous

Origine des fonds et origine du patrimoine

L’origine des fonds concerne l’argent apporté à la société pour cette opération. L’origine du patrimoine concerne la manière dont l’associé a constitué l’ensemble de ses avoirs. La banque peut demander les deux, en particulier pour un capital important, un associé exposé politiquement ou des fonds venant de l’étranger. Nous ne pouvons pas garantir l’ouverture d’un compte : la décision appartient à la banque.

Les modèles pour vous préparer

Deux modèles gratuits vous aident à rassembler les informations dans l’ordre attendu : le questionnaire KYC des associés, dirigeants et bénéficiaires effectifs et le justificatif d’origine des fonds. Ce sont des documents préparatoires, pas des formulaires officiels : chaque banque garde son propre formulaire.

Pour identifier correctement les bénéficiaires effectifs, voir la définition du bénéficiaire effectif ; pour la banque, le guide de l’ouverture du compte bancaire.

Un dossier KYC cohérent dès le départ

Nous préparons avec vous l’organigramme, les pièces et la présentation du projet pour la banque, le notaire et le domiciliataire.

Questions fréquentes

Pourquoi la banque demande-t-elle autant de documents ?

Parce que la loi du 12 novembre 2004 l’oblige à identifier son client et ses bénéficiaires effectifs, à comprendre l’objet de la relation et à surveiller les opérations, y compris l’origine des fonds si nécessaire. Sans ces éléments, elle ne peut pas ouvrir le compte.

Comment prouver l’origine des fonds ?

Par un relevé du compte d’où proviennent les fonds et une pièce qui en explique la provenance : fiches de salaire, acte de vente, attestation de dividendes, acte de donation ou de succession. Notre modèle de justificatif aide à présenter ces éléments.

Le KYC est-il refait à chaque interlocuteur ?

Oui. Banque, notaire et domiciliataire sont chacun soumis à leurs propres obligations et ne peuvent pas se contenter du dossier d’un autre. Préparer un dossier unique et cohérent évite de répondre plusieurs fois à des questions différentes. Chacun applique sa propre procédure et son appréciation du risque.

Faut-il déclarer les mêmes bénéficiaires effectifs à la banque et au RBE ?

Ils doivent être cohérents. Le RBE et la banque appliquent la même définition légale ; une divergence entre les deux attire l’attention et peut conduire la banque à demander des explications. Les pièces fournies à l’un doivent donc correspondre à celles données à l’autre, en particulier les pourcentages de capital et de droits de vote.

Que se passe-t-il pour un associé non résident ?

Les pièces demandées sont les mêmes, avec souvent des copies certifiées, des apostilles et des questions plus détaillées sur la résidence fiscale et l’origine des fonds. Le délai d’ouverture du compte est en général plus long. Mieux vaut donc réunir ces pièces dès le début du projet.

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